CCN Ferme James O’Connor

CCN Ferme James O’Connor

P1080725

Informations

# de chemin ou rue
1661
Rue
Saint-Joseph
Ville
Orléans
Province
ON

Maison brique 2½é toit en croupe, vieille grange

Propriétaires anciens, récents et actuels James O’Connor, un immigrant Irlandais, qui avait été embauché en 1850 à titre de contracteur par la ville d’Ottawa (autrefois Bytown), achète 200 acres de terrain. Il divise sa propriété en deux, et lègue 100 acres à chacun de ses deux fils, Edward et Walter.

Walter épousa Margaret Butler et vécu dans la maison de pierre voisine avec son épouse et ses cinq filles.

Edward continua de cultiver sa ferme avec son épouse, Mary Gertrude Boyd, et ses huit enfants. Le plus jeune de ses fils, Gordon, est demeuré sur la ferme jusque vers les années 1960 alors que la Commission de la capitale nationale achetait les fermes situées sur le territoire de la ceinture verte.

Après le décès d’Edward, Gertrude est demeurée dans la maison de briques jusqu’à ses vieux jours mais Gordon s’était construit une maison, genre bungalow en brique jaune, du côté est. À la suite de son mariage et après la vente de la propriété, Gordon et son épouse Claire Dooner ainsi que leurs deux filles, Julie et Catherine, déménagèrent dans une maison neuve à Blackburn Hamlet.

Au décès de Gertrude, qui est décédée sans testament, Joseph Drouin, un voisin, acheta 52,62 acres situés au nord-ouest de la propriété lors du règlement de la succession.

Valeur conceptuelle ou physique (description de chaque structure, les matériaux, tout ce qui est hors de l’ordinaire ou rare, surtout en architecture)

Cette maison de ferme est de forme cubique appelée Four Square américain, un style architectural conçu à la fin du 19e siècle. Ce nouveau style de maison à la fois spacieux et économique consistait une révolution de l’habitation car il était simple à construire et ordinairement possédait une lucarne avec fenêtres jumelées sur le devant du toit à croupe ainsi qu’une grande galerie.

Ses deux étages en briques rouges sont munis de fenêtres jumelées sur le devant ainsi qu’une porte du côté est de la maison.

Cette belle maison avait été construite très près de la route. Lorsque celle-ci est devenue un boulevard, et que l’on a élargi et rehaussé le niveau du chemin afin d’en faire un quatre voies, le bas de la maison est devenu presque caché par ce nouveau boulevard. Toutefois, elle paraît encore en excellent état. Les toits sont recouverts de bardeaux d’asphalte, les fenêtres sont modernes et sont garnies d’une pierre au-dessus et une au-dessous de leur encadrement témoignant de la qualité de l’architecture.

Sur le côté est de la maison, une porte provenant probablement de la cuisine, mène à une remise et à un garage double dont le milieu du toit est très renfoncé.

Plus loin, au nord-est de la propriété, se trouvait une grande grange en planches de bois posées à la verticale et peinturées rouge foncé, qui servait à l’entreposage des récoltes et des machines agraires. Une partie de cette grange avait été convertie en poulailler pour l’élevage de dindes, et plus tard, en écurie pour les chevaux. Elle a été démolie.

Depuis que la Commission de la capitale nationale est devenue propriétaire, les maisons sont occupées par des locataires.

Édifices sur le site n’ayant peu de valeur patrimoniale

Aucun

Valeur historique ou associative (Résumé historique ou références donnant les détails)

La famille O’Connor était très connue dans la région. La rue O’Connor à Ottawa a été nommée d’après James O’Connor, contracteur.

À Orléans, les membres de cette famille étaient présents au sein de la communauté. Edward à siégé au conseil scolaire de la petite école anglophone près du ruisseau de Green, l’école que les enfants O’Connor ont fréquentée.

Edward O’Connor a aidé à transporter des pierres pour la construction de l’église Saint-Joseph et sa fille aînée, Béatrice, y à célébré son mariage à Archibald Grace en 1924.

Au cours des années 1950-1960, les frères O’Connor possédaient un camion et transportaient des roches pour la Ottawa Valley Crushed Stone.

Le fils aîné d’Edward fut embauché par la compagnie Ayerst, McKenna & Harrison et bien qu’il débuta à laver les planchers, il devint président d’une des succursales de cette compagnie.

Cette compagnie fut fondée en 1925 par W. Allen S. Ayerst, W.J. McKenna et W. Harrison dont un d’entre eux avait travaillé à la Charles E. Frosst & Co. Cette compagnie se spécialisait dans la fabrication de vitamines, des produits bactériologiques tels que des vaccins et des sérums ainsi que des antibiotiques. Au début des années 1980, l’entreprise est devenue Les Laboratoires Wyeth-Ayerst.

Claire, l’épouse de Gordon, a travaillé pour l’organisation du Parti libéral tant au provincial qu’au fédéral. En plus, elle était bénévole lors d’activités de collecte de fonds pour la Société canadienne du cancer.

Valeur contextuelle Ses environs – (description d’un paysage culturel, un point de repère (culturel ou naturel))

La ferme qui s’étendait jusqu’à la rivière des Outaouais était reconnue pour ses excellentes récoltes de blé.

Cette belle propriété était une des fermes les plus importantes vue sa grandeur et son emplacement. Au début du 20e siècle, elle fut traversée par la voie ferrée du Canadian Northern Railway et plus tard, par la route transcanadienne devenue depuis la route régionale 174. À la suite de la vente de la propriété à la Commission de la capitale nationale, les beaux grands champs sont demeurés cultivés par des locataires désirant de la nourriture pour animaux.

À un certain temps, deux des fils d’Edward, Wilbert et le plus jeune, Gordon, se lancèrent dans l’élevage de dindes. Bien qu’ils eurent du succès, ils optèrent pour l’élevage de chevaux et devinrent fournisseurs d’urine de juments gestantes pour une compagnie pharmaceutique. Ce qui les a incités à prendre cette décision fut l’annonce du gouvernement canadien en 1942, à l’effet que les Forces armées canadiennes avaient un grand besoin d’antibiotiques.

La partie du terrain entre le boulevard Saint-Joseph et la route 174 fut vendue à un club de golf du nom de White Sands Golf Course & Practice Centre.

Comité des sites patrimoniaux : Colette Côté, Guy Legault, Françoise Miller

Auteure : Colette Côté (juin 2019)

Photos

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