Orléans de nos jours

Orléans de nos jours

Limites du territoire d’Orléans

Orléans fait maintenant partie de la banlieue d’Ottawa, et les limites de son territoire définissent trois quartiers :

le quartier 1 Orléans est représenté par le conseiller Bob Monette;
le quartier 2 Innes est représenté par le conseiller Rainer Bloess;
le quartier 19 Cumberland est représenté par Stephen Blais.

La répartition géopolitique des quartiers est un peu déroutante si l’on considère, par exemple, que le secteur au nord du boulevard St-Joseph marque le quartier du conseiller Bob Monette et le secteur au sud le quartier du conseiller Bloess, tandis que le chemin Tenth Line est réparti entre les conseillers Monette et Blais.

La représentation politique provinciale assumée par Phil McNeely dépasse largement Orléans et, à l’échelle fédérale, la circonscription d’Ottawa-Orléans représentée par Royal Galipeau dépasse elle aussi largement Orléans.

Population

La population d’Orléans est passée de 6 000 en 1971 à 24 000 en 1981.

D’après le recensement de 2011, ce chiffre est actuellement supérieur à 119 000. Cela comprend 52 % de personnes connaissant l’anglais et le français, dont une moitié est francophone. Le revenu moyen des foyers d’Orléans était de 104 000 $ en 2005 comparativement à 85 000 $ pour Ottawa.

Principaux sites, édifices et organismes contemporains à Orléans

Place d’Orléans

Le centre commercial Place d’Orléans a ouvert ses portes en 1979. La famille Duford avait possédé une ferme maraîchère et laitière à cet endroit de 1848 à 1957, et avait alors vendu 385 arpents à un groupe de promoteurs.

Modernisation du chemin Innes

Au cours des dernières années, le développement commercial a eu lieu surtout le long du chemin Innes, notamment avec l’arrivée de nombreux très grands magasins  ̶  Walmart, Lowe’s et Canadian Tire entre autres  ̶  répartis de l’est à l’ouest sur plusieurs kilomètres.

Centre des Arts Shenkman

Le Centre des Arts Shenkman, situé sur le boulevard Centrum, a ouvert ses portes en 2009. La Salle Harold-Shenkman peut accueillir 500 personnes, l’acoustique étant souvent déclarée excellente par les artistes qui y évoluent. On y trouve aussi une salle de cent fauteuils, destinée à des productions théâtrales, ainsi qu’une galerie d’art et un espace réservé à divers groupes artistiques.

Quality Inn, Holiday Inn Express

Après la fermeture du motel Normandie, il n’y a pas eu d’hébergement commercial à Orléans pendant plus de 25 ans. En 2011, un hôtel Quality Inn de 63 chambres a ouvert ses portes sur le boulevard St-Joseph. On construit actuellement un hôtel Holiday Inn Express de 100 chambres derrière le Centre des Arts Shenkman.

Cinémas

Le cinéma Mayfair Theatre Orléans a fermé en février 2013, et cinq mois plus tard Cinéstarz a pris sa place sur le boulevard Centrum.

En octobre 2013, la firme Landmark Cinemas a pris possession du cinéma Empire Theatre sur le chemin Innes à Orléans.

Complexes et centres récréatifs et centres de conditionnement physique

Complexe récréatif d’Orléans (rebaptisé Bob-MacQuarrie)

Le Complexe récréatif d’Orléans, situé sur la promenade Youville, a ouvert ses portes en 1980, grâce en partie à une importante campagne de financement menée par les gens d’Orléans. En 2007, ce complexe a été rebaptisé Centre récréatif Bob-MacQuarrie – Orléans. Il est constitué surtout de deux patinoires, d’une piscine et d’un centre de conditionnement physique.

Complexe récréatif Ray Friel

Le Complexe récréatif Ray Friel, situé sur le chemin Tenth Line, comprend une piscine à vagues, trois patinoires et un centre de conditionnement physique.

Centre récréatif François-Dupuis

Le Centre récréatif François-Dupuis, ouvert en 2013, est situé sur la promenade Portobello à Orléans. On y trouve une piscine de 25 mètres à six couloirs, une piscine de loisir, un sauna et un centre de conditionnement physique. Le nom a été recommandé à la Ville d’Ottawa par la SFOPHO, car rien n’existait pour rappeler le souvenir de cet important pionnier d’Orléans.

Autres

Il existe aussi un certain nombre de centres sportifs à Orléans, y compris le Ruddy Family Y et l’Athletic Club, entre autres, en plus des centres de conditionnement physique relevant des complexes et centres récréatifs.

Île Petrie

L’île Petrie a été nommée en souvenir d’Archibald Petrie, un immigrant irlandais né en 1783 qui est arrivé tôt dans la région de Cumberland.

En 2003, on a aménagé sur l’île Petrie un espace récréatif. Avant d’être apprécié des pique-niqueurs et pour sa plage, ce site a été la propriété, de 1962 à 1998, de la famille Grandmaître, qui l’a utilisé principalement comme sablière, la qualité du sable se prêtant tout particulièrement aux pièges de sable des terrains de golf.

Bibliothèque d’Orléans

La première bibliothèque d’Orléans a ouvert ses portes en 1958, au sous-sol de l’École St-Joseph. C’était une bibliothèque communautaire établie par un groupe de femmes qui avaient recueilli des livres sous la direction de Dolorès et Marcel Bériault. En 1967, la première bibliothèque publique, baptisée la succursale Bériault, a été établie dans un autre édifice, sur le boulevard St-Joseph, avant d’être réaménagée en 1982 dans le Complexe récréatif d’Orléans, et plus tard sur le boulevard Orléans. Une des salles a été nommée Bériault en leur honneur.

La Cité

En 2010, La Cité, une école de métiers appelée auparavant Cité collégiale, a ouvert un établissement postsecondaire, le Centre des métiers Minto, au campus Alphonse-Desjardins sur le chemin North Service. Depuis, ce chemin a été rebaptisé boulevard Jeanne d’Arc Nord, suite à une suggestion présentée par la SFOPHO.

Centre culturel d’Orléans

Le Centre culturel d’Orléans est un centre culturel francophone qui a ouvert ses portes en 1985. C’est le siège du MIFO et du Centre Séraphin-Marion, et on y trouve de nombreuses activités, les principales ayant lieu désormais au Centre des Arts Shenkman.

MIFO

Le MIFO, c’est le Mouvement d’implication francophone d’Orléans, fondé en 1979 par un petit groupe de citoyens francophones qui souhaitaient promouvoir des activités culturelles en français, y compris une école de musique.

Depuis l’ouverture du Centre des Arts Shenkman, le MIFO est le principal diffuseur de spectacles en français; il en présente plus de quarante par année. Il offre également deux films en français par mois, au cinéma Landmark sur le chemin Innes, dans le cadre du programme Objectif Cinéma.

Présentement, le MIFO offre aussi la garde de près de 800 enfants dans plusieurs écoles élémentaires d’Orléans, et accueille chaque année plus de 900 campeurs.

Centre Séraphin-Marion

Le Centre Séraphin-Marion est un centre pour les aînés. Situé sur la rue Carrière à Orléans, il a ouvert ses portes en 1987, et offre un éventail d’activités pour les personnes âgées et les jeunes retraités. Le 1er avril 2014, il a fusionné avec le MIFO.

Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa

En 2005, des aînés francophones ont décidé d’acheter et de réaménager la vieille école Notre-Dame-des-Champs, sur le chemin Navan, pour en faire un lieu de rencontre se prêtant à des activités sociales, éducatives et culturelles adaptées à leur groupe d’âge. On y trouve aujourd’hui plus de 700 membres et ce sont plus de 200 bénévoles qui s’en occupent.

SFOPHO

La SFOPHO, organisme sans but lucratif, a été fondée en 2011 par Nicole Fortier qui, présidente en cours, a été honorée à douze reprises durant les deux dernières années, notamment dans le cadre du récent Prix de bâtisseur de la Ville d’Ottawa.

La création de la SFOPHO est due principalement à la célébration du 150e anniversaire de la fondation de la paroisse Saint-Joseph d’Orléans. Cet anniversaire a souligné le besoin de mieux connaître l’histoire d’Orléans et de conserver les documents qui avaient été rassemblés.

La SFOPHO a comme mandat de soutenir, d’encourager et de faciliter l’identification, la conservation, la protection et la promotion du patrimoine et de l’histoire d’Orléans.

La SFOPHO compte environ 90 membres, tandis que son conseil d’administration, constitué de neuf membres, comprend cinq comités actifs. Jusqu’à présent, ses principaux objectifs ont été de :

  • diffuser un bulletin trimestriel qui tient les membres au courant de ses activités;
  • développer un site web;
  • cerner les cas où il importe de désigner des édifices et des structures historiques en fonction de leur valeur patrimoniale (quelques exemples sont le silo Vinette, l’église Saint-Joseph ainsi que le presbytère et le cimetière);

identifier les cas où il importe de reconnaître les pionniers francophones d’Orléans et de prendre les mesures pour y arriver en recommandant des noms de rues, de parcs et d’installations, quelques exemples du succès remporté par la SFOPHO étant :

le Centre récréatif François-Dupuis

Place Besserer au Village Bruyère

La salle de réunion Patricia-Leduc à la succursale Orléans de la Bibliothèque publique d’Ottawa

  • accroître les connaissances au sujet de l’histoire d’Orléans en diffusant des chroniques éducatives mensuelles, dans le journal L’Express, au sujet des noms français des artères, des parcs et des installations d’Orléans (jusqu’à présent on en a publié 12, et on compte les traduire pour les diffuser en anglais dans l’Orléans Star);

  • encourager l’inclusion de l’accent aigu dans le mot Orléans, qui représente l’orthographe officielle en anglais et en français, tant pour les majuscules que pour les minuscules;
  • célébrer le 400e anniversaire de la présence francophone en Ontario à l’aide d’activités marquantes, un exemple étant la production d’une brochure de 32 capsules historiques, intitulée Orléans 1950-1960, reproduite sur des plaques installées en 2014 le long du boulevard St-Joseph et rappelant la vie d’antan le long de cette artère dans les années 1950.
  • D’autres exemples sont l’Aventure Champlain fêtée le 4 juin 2013 sur l’île Petrie par plus de mille personnes
  • et les spectacles frappants présentés par L’Écho d’un peuple au Centre des Arts Shenkman, avec 250 comédiens, chanteurs et danseurs sur scène et plus de 1 500 spectateurs.
  • Un autre événement important a été le concert de chorales présenté en 2014 au Centre des Arts Shenkman; les activités se rapportant au 400e anniversaire du passage de Champlain dans la région se termineront par une soirée de gala (dîner dansant) au Hampton Inn.

Centres de santé

Il existe de nombreux centres de santé à Orléans, y compris des cliniques, ainsi que bon nombre de dentistes, de physiothérapeutes, et ainsi de suite.

En 2007, on a annoncé la construction d’un complexe de santé familiale s’élevant à 100M $ sur le chemin Mer Bleue à Orléans; les travaux n’ont toujours pas été entamés.

Établissements financiers

Banque Provinciale

Orléans a accueilli sa première banque en 1920. Il s’agissait de la Banque Provinciale du Canada, logée dans une maison sur le boulevard St-Joseph, près de l’église Saint-Joseph d’Orléans, jusqu’en 1967. En 1979 cette banque est devenue la Banque Nationale du Canada.

De nos jours, la plupart des grandes banques ont une succursale à Orléans.

Caisse populaire

La Caisse populaire, fondée en 1944 par Paul-Émile Mantha, a été située pendant onze ans dans la maison de son premier gérant, Eugène Racette, là où se trouve la Caisse de nos jours sur le boulevard St-Joseph. Les transactions se déroulaient dans la cuisine ou dans la salle à manger, parfois au son du piano dans la chambre voisine. Eugène Racette a dirigé la Caisse pendant 23 ans, à titre de bénévole pendant les sept premières années. Un parc dans le secteur Chapel Hill et une galerie d’art au Centre culturel d’Orléans honorent sa mémoire.

Organismes financiers

Chambre de commerce

La première Chambre de commerce d’Orléans a vu le jour en 1955. Elle a mené des campagnes en vue de divers objectifs, comme l’établissement d’un service d’eau et d’égout convenable dans les années 1960, et le financement du Complexe récréatif d’Orléans vers la fin des années 1970.

Le Business Club d’Orléans

Cet organisme a été fondé en 1986 pour favoriser le réseautage entre les gens d’affaires d’Orléans qui offrent des services en français.

Zone d’amélioration commerciale (ZAC) du coeur d’Orléans

En 2006, un groupe de gens d’affaires longeant le boulevard St-Joseph a formé une Zone d’amélioration commerciale (ZAC) afin de revivifier le « noyau commercial » d’Orléans.

Principaux entrepreneurs immobiliers à Orléans

Brigil est en train de devenir un des plus importants entrepreneurs immobiliers à Orléans, avec les phases 1, 2 et 3 de son grand projet : Petrie’s Landing.

La phase 3 sera un mélange de tours à condos, d’immeubles de faible hauteur et de sites commerciaux constituant un investissement de 650 M$. On s’attend à ce que les travaux soient terminés d’ici 2020, et que le volet commercial du projet permette de créer 2 100 emplois dans la région, l’investissement global de Brigil à Orléans atteignant dès lors un milliard de dollars.

Parmi les autres constructeurs qui ont lancé de grands projets à Orléans, il convient de mentionner Minto à Chapel Hill et Costain à Convent Glen, ainsi que, plus récemment, Richcraft, Monarch, Cardel et Ashcroft.

Édifices patrimoniaux à Orléans

Il n’existe à Orléans que deux édifices qui ont reçu la désignation patrimoniale, et tous deux se trouvent sur le boulevard St-Joseph :

  • la maison Butler, construite au début du dix-neuvième siècle
  • le couvent de la Ferme d’Youville, bâti de pierre calcaire en 1886

En 2010, la jolie maison Gauthier, vieille de plus de cent ans, située vis-à-vis de Golfland sur le chemin Innes, a été démolie parce qu’elle n’était pas protégée. Ce drame a souligné le besoin urgent de fonder la SFOPHO.

Ronds-points

En 2010, le premier rond-point à deux voies, à Ottawa, a été terminé à l’angle des boulevards St-Joseph et Jeanne d’Arc. En 2013, on a terminé deux autres ronds-points sur le chemin Trim.

Événements marquants à Orléans

125e anniversaire (1985)

En 1985, dans le cadre des célébrations du 125e anniversaire d’Orléans, un groupe de paroissiens a publié, bénévolement et avec beaucoup de dévouement, un livre merveilleusement détaillé traitant de l’histoire d’Orléans. On y trouve trois pages portant sur quatre familles pionnières anglophones : les familles Kenny, McNeely, O’Connor et O’Toole. Malheureusement, ce précieux ouvrage de référence est maintenant épuisé.

150e anniversaire (2010)

En 2010, un groupe de bénévoles dirigé par Mgr Peter Schonenbach a préparé un autre livre portant surtout sur l’histoire d’Orléans au cours du quart de siècle qui s’est écoulé depuis le 125e anniversaire.

Fêtes principales

En 1963, on a créé à Orléans une « Commission des loisirs » chargée officiellement de planifier et d’organiser des activités sportives et récréatives, par exemple des équipes de hockey mineur, de ringuette, de balle et de soccer et le très important carnaval d’hiver avec ses reines du défilé et du carnaval.

Depuis, d’autres activités marquantes ont eu lieu chaque année à Orléans, notamment :

  • le défilé Noël tout en lumière le long du boulevard St-Joseph;
  • la course Boîte à Savon le long du boulevard d’Orléans (depuis 2007);

le festival de plage Carivibe qui, depuis 2010, célèbre en juin la culture des Caraībes, avec un défilé le long du boulevard St-Joseph et un festival de plage à l’île Petrie.

Journaux communautaires

La région d’Orléans bénéficie actuellement de trois journaux hebdomadaires : L’Express, l’Orléans Star et l’Orléans News EMC, auxquels vient s’ajouter le site web Orléans Online.

Orléans avec un accent aigu

En 1989-1990, une controverse mijotait depuis assez longtemps au sujet de l’absence de l’accent aigu dans le nom « Orléans ». Les citoyens francophones d’Orléans estimaient que la façon correcte d’écrire ce mot était d’inclure l’accent puisqu’il s’agissait du nom d’une ville en France que des pionniers venus ici de l’île d’Orléans avaient choisi pour désigner leur communauté, et qu’il importait de respecter cette réalité. En 1939, la province n’a pas inscrit le nom correctement dans le document officiel, puisque les machines à écrire de l’époque n’avaient pas de majuscules comportant des accents, d’où l’origine de la controverse.  

En 1994, suite à un accord qui a été conclu par le conseil de Gloucester et le conseil de Cumberland, la Commission de toponymie de l’Ontario a déclaré que le mot « Orléans » doit être épelé avec un accent aigu, en français et en anglais.

Merci à nos principaux bailleurs de fonds
Ottawa
Bibliothèque et Archives Canada
Développement économique Canada
logo-assemblee_logo_cmyk_couleur
Assemblée de la francophonie de l'Ontario
Route Champlain
Société économique de l'Ontario
Fondation Trillium de l'Ontario
NCC
Commission de la capitale nationale