L’évolution d’Orléans

L’évolution d’Orléans

L’église Saint-Joseph d’Orléans et le presbytère

Cette église a été la seule à Orléans jusqu’à la fin des années 1970, et c’est alors que la première paroisse catholique anglaise a été établie, et que des églises protestantes ont été bâties.

Elle a été remplacée en 1922 par une église plus grande et mieux construite, presque exactement au même endroit. Elle est encore là, sur le boulevard St-Joseph.

Le presbytère, bâti en 1891, y est encore.

Le cimetière Saint-Joseph d’Orléans

Il est fort probable que les premiers paroissiens ont été inhumés sur la terre d’un pionnier des débuts, François Dupuis, site de la première mission en 1849. Plus tard, le cimetière a été transféré du côté nord de la rue Notre-Dame entre les rues Belcourt et St-Jean. L’emplacement du cimetière actuel, qui est près de l’église, est le seul qui est utilisé de nos jours. Il a été acheté de la Corporation épiscopale d’Ottawa en 1893.

Le poste de péage du ruisseau Green

Avant 1850, il n’y avait pas vraiment de chemin entre Bytown et Orléans. En 1850, cette situation a changé grâce à la construction d’un chemin pour les voitures. Une compagnie privée a été chargée d’en assurer l’entretien, établissant des postes de péage à plusieurs endroits, y compris près du ruisseau Green. Le tarif était de 10 ou 20 cents par traversée, à bord d’une embarcation rudimentaire. En 1920, la province de l’Ontario a aboli tous les postes de péage.

Le Police Village (village partiellement autonome) et l’évolution de la gouvernance

En plus de marquer la fin de la construction de l’église Saint-Joseph d’Orléans, l’année 1922 a vu Orléans devenir un Police Village (village partiellement autonome). Son conseil était constitué de trois bénévoles élus pour assurer la paix, la santé et la sécurité publique. En 1960, on a demandé que le village soit constitué en personne morale, mais la Commission des affaires municipales de l’Ontario a refusé. Le village est resté partiellement autonome jusqu’à ce que, en 1974, Orléans soit annexé à la Municipalité régionale d’Ottawa-Carleton. Dès lors, Orléans a perdu le contrôle de son développement, se trouvant du même coup divisé entre les cantons de Cumberland et de Gloucester, la frontière entre les deux étant la rue Champlain où l’on trouve aujourd’hui la Place d’Orléans. Lorsque le canton de Gloucester est devenu une ville en 1981, Orléans est devenu mi-ville (Gloucester) et mi-canton (Cumberland). En 1989, un groupe de citoyens a tenté en vain de faire d’Orléans une ville. En 2001 Orléans a été fusionné à la Ville d’Ottawa.

Les hôtels

En plus de marquer la fin de la construction de l’église Saint-Joseph d’Orléans, l’année 1922 a vu Orléans devenir un Police Village (village partiellement autonome). Son conseil était constitué de trois bénévoles élus pour assurer la paix, la santé et la sécurité publique. En 1960, on a demandé que le village soit constitué en personne morale, mais la Commission des affaires municipales de l’Ontario a refusé. Le village est resté partiellement autonome jusqu’à ce que, en 1974, Orléans soit annexé à la Municipalité régionale d’Ottawa-Carleton. Dès lors, Orléans a perdu le contrôle de son développement, se trouvant du même coup divisé entre les cantons de Cumberland et de Gloucester, la frontière entre les deux étant la rue Champlain où l’on trouve aujourd’hui la Place d’Orléans. Lorsque le canton de Gloucester est devenu une ville en 1981, Orléans est devenu mi-ville (Gloucester) et mi-canton (Cumberland). En 1989, un groupe de citoyens a tenté en vain de faire d’Orléans une ville. En 2001 Orléans a été fusionné à la Ville d’Ottawa.

Hôtel Orléans

Comme on l’a vu, les premiers hôtels et tavernes d’Orléans ont été construits ou dirigés par des membres des familles Major, Besserer ou Vézina. En 1900, Antoine Leduc a ouvert l’Hôtel Orléans, sur le boulevard St-Joseph. Cet hôtel, situé presque devant l’église, a été rénové plusieurs fois avant d’être détruit par un incendie en 1982.

L’hôtel rénové ci-haut n’a pas été remplacé après l’incendie, mais une nouvelle résidence pour personnes âgées, appelée « Jardin ROYAL Garden », a été ouverte au même endroit il y a quelques années.

Motel Normandie

En 1962, un motel nommé Normandie a été construit à l’angle de la rue Champlain et du Queensway. Au fil des ans, on y a ajouté un restaurant, un poste d’essence, une salle de réception et une salle de quilles. C’était un endroit très populaire jusqu’à l’expropriation survenue en 1985.

Aujourd’hui c’est un parc-o-bus d’OC Transpo que l’on trouve à cet endroit.

La ferme d’Youville

Les Soeurs Grises de la Croix (Soeurs de la Charité d’Ottawa) ont joué un rôle important à Orléans. Elles ont géré la ferme d’Youville de 1885 à 1970. À son apogée, cette énorme entreprise englobait 1 025 arpents qui s’étendaient jusqu’à la rivière des Outaouais.

En 1970, le promoteur résidentiel Costain a acheté mille arpents de cette propriété. Aujourd’hui, le secteur Convent Glen et la promenade Grey Nuns rappellent le souvenir de cette congrégation religieuse à Orléans.

Les magasins de famille

Avant que l’urbanisation n’atteigne Orléans dans les années 1960 et 1970, on y trouvait de nombreuses entreprises de famille. Une des plus importantes était le magasin général Montpetit, sur le boulevard St-Joseph, qui a relevé de trois générations de la famille Montpetit.

Un autre magasin de longue date qu’il convient de mentionner est Lacroix La Source du sport à Orléans, qu’André Lacroix continue de diriger, sur le boulevard St-Joseph, après 42 ans.

Les écoles

Avant 1890, il n’y avait guère de système scolaire public à Orléans.

En 1890, la première école séparée de langue française d’Orléans a vu le jour. C’était un édifice en bois, sur le boulevard St-Joseph, dirigé par les Soeurs Grises de la Croix (Sœurs de la Charité d’Ottawa) et nommé Académie St-Joseph.

Cette école a fermé ses portes en 1939, et a été remplacée un an plus tard par une structure moderne en briques, munie d’eau courante et d’électricité.

Ce nouvel établissement, baptisé École St-Joseph, a fermé en 1969, pour être remplacé, bien des années plus tard, par un restaurant McDonald’s.

En 1895, des Irlandais ont établi à Orléans la première école séparée de langue anglaise; elle a été démolie en 1956.

En 1969, une école intermédiaire francophone  nommée Léo D. Côté a ouvert ses portes, et en 2003 elle a été transformée en école élémentaire et rebaptisée Saint-Joseph d’Orléans.

En 1972, l’École secondaire Garneau est devenue la première école secondaire francophone d’Orléans.

Aujourd’hui, Orléans compte plus de 40 écoles.

La gare d’Orléans

D’ici quelques années, il y aura à Orléans un train léger sur rail entre Ottawa et Place d’Orléans, alors que jadis un train se rendait effectivement d’Ottawa à Orléans. C’était le train du CNR (Canadian Northern Railway), qui utilisait une voie ferrée terminée en 1909, marquant la fin des bateaux à vapeur qui faisaient la navette entre Ottawa et Besserer’s Landing. La gare était située là où se trouve aujourd’hui le parc-o-bus du centre commercial Place d’Orléans, près de la rue Champlain. La gare a fermé en 1939, le CNR déclarant que la voie ferroviaire était désuète et surannée. Ce chemin de fer a cessé d’être utilisé, et la gare a été démolie.

En 1945, la province de l’Ontario a construit une nouvelle route 17 (aujourd’hui la route 174) le long de la voie abandonnée du CN.

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