Les premiers pionniers

Les premiers pionniers

Les premiers pionniers d’Orléans étaient surtout francophones, mais des familles anglophones sont également arrivées dès le début, les familles Kenny et McNeely par exemple. En 1880, la paroisse comptait 43 familles anglophones et 131 familles francophones.

On trouvera ci-dessous le souvenir principal qu’ont laissé six de ces pionniers francophones.

François Dupuis

François Dupuis, un vétéran de la guerre de 1812, s’est établi dans la région d’Orléans au cours des années 1830. À un moment donné il a construit une cabane en bois rond là où les missionnaires catholiques faisaient escale, et plus tard il a offert de donner un terrain de huit arpents à l’évêque de Bytown en vue d’établir une nouvelle communauté paroissiale. De plus, il a lancé un appel à des familles canadiennes-françaises de venir s’installer à Orléans. Ayant participé à l’établissement de la paroisse Saint-Joseph d’Orléans en 1860, il est souvent considéré comme le fondateur d’Orléans.

Au cours des années 1950 et jusqu’à son décès, survenu en 1983, Eva Dupuis, une descendante de François, a demeuré dans une maison sans eau ni électricité, sur le boulevard St-Joseph. Cette maison a plus tard été transportée au Musée-village du patrimoine de Cumberland.

On retrouve encore des descendants de François Dupuis à Orléans.

Compte tenu du rôle important que François a joué dans la fondation d’Orléans, la Ville d’Ottawa a accepté la suggestion soumise par la SFOPHO qu’un centre récréatif situé au sein de la communauté Avalon d’Orléans soit nommé en son nom; on a ouvert ce centre en juin 2013.

Luc Major

Un autre pionnier francophone, Luc Major, ouvrier de son métier, a participé à la construction de la cathédrale Notre-Dame d’Ottawa. Vers 1856, lui et son épouse et leurs huit enfants se sont installés à Orléans, et Luc y a ouvert une taverne. Quelques années plus tard, à la demande de l’archevêque de Bytown, Luc a soumis le premier plan officiel du village de Saint-Joseph, plus tard appelé Saint-Joseph d’Orléans et ensuite simplement Orléans.

Il avait 44 ans lorsqu’il est décédé, et son nom est gravé sur une pierre tombale du cimetière d’Orléans.

On retrouve encore des descendants de Luc Major à Orléans, et un parc porte son nom sur la promenade Bilberry.

Un des descendants de Luc a joué un rôle très important à Orléans. Il s’agit du Dr Émile Major, décédé en 1972 après avoir été médecin pendant 47 ans, surtout dans la région d’Orléans et ses environs. Il a servi la communauté de plusieurs autres façons, et a été nommé « Citoyen de l’année » en 1963.

Louis-Théodore Besserer ​

Louis-Théodore Besserer, notaire connu à Ottawa comme « le père de la Côte-de-Sable », a acheté en 1831 des terrains situés dans la région d’Orléans tout près de la rivière des Outaouais. Lui et son épouse ont été propriétaires de 600 arpents, et cet endroit a été baptisé « Besserer’s Grove », tandis que le quai portait le nom de « Besserer’s Landing ».

Vers les années 1850-1860, on y a bâti un hôtel de 65 chambres appelé « Jubilee House », plus tard rebaptisé « Hiawatha Park Hotel »; des touristes s’y rendaient en bateau pour y passer l’après-midi dans le parc, ou se joindre aux croisières nocturnes organisées au pied du canal Rideau.

On peut se faire une idée de l’importance de Besserer’s Grove en visitant le site web de la Société historique de Gloucester, qui affiche un article mettant en vedette un groupe d’enfants relevant d’écoles du dimanche anglicanes, arrivant à Besserer’s Grove à bord d’un bateau à vapeur, dans le cadre d’un pique-nique en juillet 1887; l’article ajoute que trois mille personnes environ y étaient, leur expérience étant rehaussée par l’accueil chaleureux d’Alec Besserer (descendant de Louis-Théodore), heureux propriétaire du plus joli site champêtre longeant la rivière, destiné à devenir l’endroit le plus populaire du genre de la région d’Ottawa. En 1918, on y trouvait encore un hôtel, celui-ci nommé Hiawatha Park, ainsi qu’un parc d’attractions avec une salle de danse et des grandes roues. De nos jours, cet endroit est tout près de la Résidence Saint-Louis.

La Résidence Saint-Louis, ouverte en 1965 par les Soeurs de la Charité d’Ottawa (autrefois nommées Sœurs Grises de la Croix) sur les berges de la rivière des Outaouais, est un établissement de soins de longue durée. En 2011, on a commencé à construire le Village Bruyère, un projet comportant deux volets et rattaché à la Résidence Saint-Louis. Le premier volet comporte 78 logements destinés à des personnes autonomes, et le deuxième volet, baptisé « Place Besserer  Place », comporte 149 unités qui desservent des personnes ayant besoin d’assistance. L’ouverture officielle du Village Bruyère a eu lieu en 2014.

Puisque l’endroit que l’on appelait jadis Besserer’s Grove se trouve près de la Résidence Saint-Louis, et compte tenu de la présence significative des Besserer dans la région, la suggestion de la SFOPHO qu’un des édifices du Village Bruyère soit nommé « Place Besserer Place » a été acceptée par Soins continus Bruyère.

Un autre fait intéressant, en ce qui concerne les Besserer, c’est que Jean-Théodore Besserer, le premier maître de poste d’Orléans en 1860, était le fils de Louis-Théodore, et qu’Eugenie, une des filles de Jean-Théodore, est devenue une actrice à Hollywood. Elle a figuré dans 174 films muets, et dans la version 1927 du film «The Jazz Singer », avec Al Jolson, qui a marqué le début du cinéma sonore.

Joseph Vézina

Joseph Vézina est arrivé à Orléans vers 1837. Il a acheté un terrain de 400 acres, mais il est décédé quatre ans plus tard. Son épouse a alors transformé leur maison en taverne pour subvenir aux besoins de ses huit enfants. On trouve aujourd’hui à Orléans une cinquième génération de Vézina. En 1978, une rue d’Orléans a été baptisée « Viseneau »; il s’agit là d’une faute d’orthographe, la version correcte étant « Vézina ».

Suite à une suggestion formulée par la SFOPHO, un parc ouvert en 2014 dans le secteur Avalon d’Orléans porte le nom de Joseph Vézina.

Jean-Baptiste Duford

Jean-Baptiste Duford, forgeron de son métier, est arrivé à Orléans vers 1845. Jean-Baptiste et son fils ont bâti une maison quelques années plus tard, et avec  leurs descendants ont maintenu une ferme maraîchère et laitière jusqu’en 1957, là où l’on trouve aujourd’hui le centre commercial Place d’Orléans et le Centre des Arts Shenkman. La maison a plus tard été transportée au Musée-village du patrimoine de Cumberland.

On trouve de nos jours une septième génération de Duford à Orléans.

Une rue a été ouverte à Queenswood Heights en 1963 pour commémorer la famille Duford.

Joseph Laflamme

Un autre pionnier francophone, Joseph Laflamme, menuisier de son métier, a été propriétaire de quelque 500 arpents dans la région d’Orléans. Il a obtenu sa première propriété en 1824, et il a possédé aussi une scierie là où se poursuit la phase 2 du projet domiciliaire Petrie’s Landing de Brigil.

Le parc que l’on y ouvrira sous peu sera nommé en l’honneur de Joseph, suite à une suggestion proposée par la SFOPHO.

Anglophones des débuts d’Orléans

John Jamieson

Un Irlandais du nom de John Jamieson a été l’un des premiers pionniers anglophones à s’établir à Orléans vers 1870. Le parc Joe Jamieson à Orléans a été nommé en l’honneur de ce pionnier et se trouve sur la terre qui lui appartenait.

John Kenny

Un autre pionnier des débuts, lui aussi irlandais, a été John Kenny. De 1920 à 1975, la famille Kenny a dirigé une entreprise laitière florissante, axée plus tard sur l’élevage de bovins de boucherie.

Isaac Whitney Taylor

Isaac Whitney Taylor s’est installé ici en 1854. De nos jours, les terres défrichées et les champs qui s’étendent à côté du ruisseau Taylor, près de l’île Petrie et du secteur Fallingbrook, rendent hommage au dur labeur de ce pionnier qui a été propriétaire d’une terre près du ruisseau.

John Tompkins

John Tompkins a acheté un lot en 1873, et c’est sur sa terre que l’on trouve aujourd’hui l’avenue Tompkins.

McNeely

McNeely est le nom d’une autre famille bien connue à Orléans. À compter de 1918, la famille McNeely était surtout connue pour sa ferme, appelée Golden Valley Farm, sur le boulevard St-Joseph, et pour la Golden Valley Riding Academy entre 1946 et 1984. Il existe encore quelques vestiges de cette académie équestre.

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